dimanche 12 novembre 2017

Quelques mots sur les Bronica

Quelques mots sur les Bronica

Bronica était un fabricant japonais d'appareils moyen-format connu pour deux séries d'appareils: les Bonica S et les Bronica SQ.

Le site Dirapon compile déjà un certain nombre d'informations sur chacune de ces séries. Je vous renverrai donc à ce site pour plus de détail et je parlerai surtout des miens (des SQ) et des impressions sur ce matériel. Attention, lire les pages de son site donne une envie d'achat irrésistible (c'est comme cela que j'ai craqué pour la série SQ!)

Page des Bronica S
Page des Bronica SQ

Pour résumé, les Bronica sont des concurrents directs des Hasselblad. Ils sont aux Blads, ce que Nikon est à Leica. Les avis sont assez similaires et clivants, même si la mort de Bronica a fait largement pencher la balance vers les Blads. Ce sont d'excellents boitiers, intégrants beaucoup de petites astuces ingénieuses pour rendre leur utilisation facile et fiable. La gamme optique et les accessoires sont nombreux, format un écosystème complet, dont le prix est nettement en dessous de ceux d'un Blad, même si leur cote à tendance à remonter avec le sursaut actuel vers l'argentique.

Actuellement, j'utilise mon SQ-A essentiellement pour la série Chez Elles. Lors des séances, j'essaie de griller au moins un rouleau de 120. La visée 6x6 étant un régal. Les conditions difficiles (faible luminosité) et le fait de jongler avec plusieurs appareils ne sont pas propices à 100% de réussites (oubli de reporter la sensibilité, mesures de la lumières, temps de poses relativement longs, ...) . C'est néanmoins une voie que je souhaite creuser, en allant jusqu'au tirage.

A noter enfin que l’entreprise Bronica était la propriété de Tamron, bien avant l'arrêt de production, et il n'est donc pas impossible qu'un jour ce nom là réapparaisse, comme d'autres noms célèbres d'appareils photos.

Vous trouverez en deuxième partie des exemples de photos prises avec les Bronica , mais  commençons par les photos de matériel.

Mes Bronica

Bronica SQ-Am  avec 150/4
 
Mon tout premier , le Bronica SQ-Am, motorisé, avec viseur prisme AE S permettant de faire de la priorité ouverture. Sur les photos suivantes, il est accompagné d'un 150/4 PS


Le Bronica SQ-Am est lourd mais pluto bien équilibré et agréable. La priorité ouverture est bien sure débrayable et l'appareil utilisable en exposition manuelle. L'avancement du film est automatique en vue par vue ou en rafale (entre une et deux images par secondes je crois).  Cette configuration est adaptée au studio (pour la prise de vue à l'oeil) et au reportage pour sa maniabilité et les automatismes. En revanche son encombrement est maximal . Il s'étend dans toutes les directions et il faudrait un gros sac pour le transporter facilement (sac de Bowling?).


Le viseur très large est très confortable. La poignée avec sa sangle offre une bonne prise en main. Il n'y a pas grand chose à redire de cet appareil , hormis sa taille!


Bronica SQ-Ai avec un 50/3.5 PS

Le Bronica SQ-Ai est la version la plus récente. Le mien est dans un état quasi parafait. J'ai juste un souci de ressorts dans la trappe de piles qui m'oblige à mettre un bout de carton pour assurer la pression et un plateau rapide de pied pour maintenir la trappe fermée. Par rapport aux SQ-A, il offre essentiellement l'accès au Flash TTL, mais il faut alors utiliser des flashs et cables compatibles. Sa finition est plus moderne que le SQ-A avec d'avantage de plastique bien lisse. Un très bel objet.


Sur ce modèle là, l'avancement se fait par une manivelle déployable.



Ici, il a un dos 135W ppermettant de faire des vues panoramiques sur de la pellicule 135 (24x36). J'ai également un dépoli adapté à cette prise de vue avec le cadre de la pellicule inscrit sur le depoli pour ne pas pencher!


Bonica SQ-A avec viseur de poitrine et 80/2.8 S

CE SQ-A est plus rustique que le SQ-Ai. La différence est surtout dans l'esthétisme , les piles (et donc la trappe de pile) et le Flash TTL qui n'est pas possible sur ceux là. Il fit un peu plus "old school" et usé par les ans. C'est celui que j'emporte pour mes séances en déplacement.


Comme vous pouvez le constater sur ce modèle et sur le SQ-Ai, il s'agit bien d'un concurrent japonais des Hasselblad!



Quelques dos 120  et 220 et le dos polaroid
Parmi les intérêts des moyens formats modulables, la présence de dos interchangeable est un plus. Que ce soit pour mener de front plusieurs séries, pour avoir le choix à plusieurs sensibilités, pour avoir le choix entre noir et blanc ou couleur, ou tout simplement pour recharger rapidement son appareil quand un rouleau est fini. Encore faut il avoir plusieurs dos.  J'ai donc quelques dos supplémentaires.


Un deuxième 80mm et le 40mm
Et enfin j'ai d'autres objectifs pour compléter le tout: un second 80/2.8mm en back up et/ou pour avoir deux boitiers équipés en même temps, et un 40/4 mm imposant mais très utile pour mes séances en intérieur (série Chez Elles). Il est beaucoup plus gros que le 50mmmais s'avère bien utile pour le cadrage supplémentaire qu'il offre. En extérieur, je préfère en revanche prendre le 50mm plus maniable, plus léger et plus discret.


Voici enfin toute la petite famille réunie!


Soit pour récapituler:
- trois boitiers: Bronica SQ-Ai, SQ-A, Am
- cinq objectifs: 2 80/2.8 S et PS, un 150 PS, un 50/3.5 PS, un 40/4 PS
- 8 dos: un 220, un polaroid, un 135W, 5 dos 120.


Maintenant place aux photos!

Quelques photos au Bronica

Liliy Moriarty
 
Maréva
 
Katarzyna
 
Katy
 Katarzyna

  Katy - chez Elles - Bronica 
Katarzyna
  Sabrina 
Emma Djinn
  Mélodie - Bronica 
Mélodie 

  Mélodie - Bronica 
Mélodie 

Emma Djinn
  2015 - Centrès - Bronica 
Centrès
  2015 - Centrès - Bronica 
Centrès
  Famille 
Caroline
  Famille 
Estelle
  Dieppe
Puys 

  Marie 
Marie 

  Safarire au Bronica! 
Sophie et son grand-père
  Safarire au Bronica! 
Grand-père de Sophie
  Lily Chatterbox 
Lily chatterbox
  Caroline 
Caroline

Fabienne

Des albums plus complets

Sur flickr (général)
https://www.flickr.com/search/?text=Bronica

Mes photos:
https://www.flickr.com/photos/denisbook/sets/72157629017706513

mardi 7 novembre 2017

Portraits de collectionneurs

J'ai eu l'occasion de faire les portraits à la chambre de rue des membres du club Nièpce Lumière lors de leur weekend annuel regroupant leur assemblée générale,  leur exposition de matériel d'un jour et et diverses conférences, le tout à saint Bonnet à proximité de la Maison de la Photographie.

J'ai regroupé les photos réalisées ce jour là en un album consultable en ligne que vous pouvez découvrir ci-dessous. Le rendu est évidemment meilleur en pleine page, si vous cliquez sur le petit rectangle!

 

mardi 26 septembre 2017

Restauration et amélioration de ma graflex

J'avais cédé il y a quelques années à la tentation d'acheter une speed graphic pour utiliser des objectifs de projection à grande ouverture de type Aero Ektar et obtenir des images avec des flous importants. J'ai d'ailleurs trouvé un Leitz (Hektor 150/2.5) qui se monte sur la chambre. Pour le moment je n'ai pas réussi à maîtriser complètement cet objectif et du coup ma speed sommeillait, la Busch Pressman D ayant ma préférence pour les séances collectives de pose.

Je trouvais donc dommage de ne pas trouver une utilisation "originale" de la Speed. Suivant le profil  Facebook de Laurent de Miollis depuis quelques années, j'avais eu l'occasion de voir le beau travail qu'il faisait sur les Graflex et sur tout type de vieilles chambres. Cela faisait déjà quelques mois que l'envie de le contacter pour savoir ce qu'on pourrait faire de la mienne.

Vous pouvez suivre l'atelier:
- sur le site internet: http://www.speedgraphic.fr/

Passant mes vacances d'été à la Rochelle, j'ai profité de l'occasion pour lui amener ma chambre et discuter avec lui de ce qu'il était envisageable de faire. Après une longue discussion autour de ces chambres et après avoir vu ce qu'il avait fait sur sa propre chambre qu'il utilise en reportage, je lui laissais la mienne pour qu'il la bichonne.

J'ai reçu hier ma chambre avec toutes ses modifications et restaurations. Le travail est superbe! Elle a pris un coup de jeune d'une cinquantaine d'année. avant même de parler des spécificités techniques qu'il a rajouté, commençons par l'état esthétique et fonctionnel.



La chambre est maintenant dans une belle livrée noire. Elle a été nettoyée, cirée, frottée, ... Il est maintenant difficile de croire qu'elle a une soixantaine d'année. quand je l'ai laissé à Laurent, elle avait un revêtement tirant sur le marronnasse, élimé par endroit. La voici d'un noir de jais.

Parlons maintenant des spécificités techniques et réparations améliorations. L'idée de base était de revenir à une chambre de reportage, qui soit réellement utilisable en reportage donc à main levée avec ce que j'avais actuellement disponible.

Nous sommes d'abord parti sur une utilisation de flashs pour faire du "Weegee". Afin de pouvoir fixer le flash Heiland que j'avais déjà, Laurent a monté deux griffes pour le fixer à la chambre. La présence du Flash à bulbe a plusieurs avantages. Il offre une meilleure préhension de la chambre. Par ailleurs l'utilisation d'ampoules à magnésium permet des intensités d'éclairs bien au delà des flashs cobras communs permettant de fermer fortement le diaphragme et  d'obtenir des images nettes, avec de surcroît la résolution du grand format (pour rappel, il s'agit ici d'un modèle 4x5 inches). En outre d'autres modèles de flash et des objectifs équipés d'un solénoïde permettent de déclencher à partir de la poignée flash ce qui améliore encore la stabilité et l'ergonomie de la chambre. Ce n'est actuellement aps le cas sur mon modèle mais j'y reviendrai plus tard.


Par ailleurs, j'avais vu que Laurent équipait ses chambres de sabot flash permettant l'utilisation d'accessoires compatibles. Il ya plusieurs façon de monter un sabot de flash sur une graflex. Pour ma part j'ai opté pour la solution la plus élégante proposée par Laurent à savoir la conception d'une pièce de remplacement posée à l'arrière qui présente deux sabots de flash réglables et qui s'intègre parfaitement à la chambre tout en assurant une solidité à la fixation.


Un flash cobra y trouve parfaitement sa place. On peut également y mettre un niveau a bulle, un déclencheur cactus, un télémètre, ... Laurent a par ailleurs équipé la chambre d'un câble compatible avec la prise double de l'objectif et la prise PC sync classique. Coté flash à bulbe il l'a équipé d'un adaptateur pour pouvoir mettre des ampoules press 25, courantes sur les sites de ventes aux enchères, voire même sur certaines brocantes photos.


Mais pour utiliser une chambre à main levée au delà d'une utilisation au flash, il faut que l'image soit nette. Sur les chambres de reportage, il y a  deux façons de faire le point à l’œil: sur le dépoli et via un télémètre. tout d'abord , Laurent a nettoyé le dépoli. Il est maintenant d'une clarté inattendue!


Le télémètre a ensuite été calé avec l'objectif utilisé (un 135 mm). La chambre est donc maintenant utilisable a main levée sans passer par une mise au point au dépoli et avec un châssis ou un grafmatic (châssis spécial à 6 plan films) en place et prêt à photographier.


Mais si faire le point exact, avoir un flash pour augmenter la profondeur de champs est déjà très bien, il y a un autre principe de reportage qui peut être appliqué à la Graflex, c'est l'utilisation de l'hyperfocale. Et c'est là qu'intervient la "magic touch" de Laurent avec la mise en place d'échelles d'hyperfocale pour se mettre à la bonne distance et fermer comme il faut pour augmenter ses chances d'avoir une image nette. Sur la photo qui suit vous pouvez voir trois des améliorations de Laurent permettant d'accéder rapidement aux bons réglages et mises aux points. tout d'abord il a inclut l'échelle des distances de mise au point (partie basse en noir et blanc). Sur la partie haute il a inclut les marques correspondant aux couples mises au point / diaphragme permettant a diaphragme donné de se placer en hyperfocale très rapidement. Il a enfin mis une échelle de rappel de la distance minimale de netteté. Il a rajouté la marque sur le rail qui doit être alignée avec la focale correspondante. Le tout ne nécessite aps de mettre un oeil dans le télémètre et peut être préréglé avant de commencer le reportage ou rapidement lorsque les conditions de lumières changent.


Laurent a également rajouté un rappel de la distance hyperfocale à l'arrière sur le volet du dos.


Enfin une bonne chambre n'est rien sans un objectif qui fonctionne correctement. L'obturateur du mien a nécessité un peu de soins pour fonctionner correctement et Laurent a rajouté un patin pour déclencher à partir du bouton latéral de la chambre.


Me voilà donc avec une chambre prête à l'emploi et avec un look incomparable! 

Prochaine étape (pour Noël?), mettre un vrai grand flash et rajouter un solénoïde sur l'objectif, pour pouvoir déclencher directement à partir de la poignée du flash, ce qui assurera une stabilité parfaite et une bien meilleure préhension de la chambre, le déclenchement à main levée par le bouton de coté étant encore malaisé, la main droite ne tenant plus fermement l'appareil par la poignée de flash. 

Très bientôt des premiers résultats et retours sur l'utilisation en conditions réelles.

Ceux qui cherchent des informations sur les Graflex peuvent se référer au site qui leur est dédié:

Et pour finir quelques photos supplémentaires pour observer l'engin sous tous les angles!







dimanche 24 septembre 2017

28 & 29 octobre2017 - Exposition annuelle du photo club de Saint Pierre

Dans un mois se tiendra l'édition 2017 de l'exposition du photo club de Saint Pierre de Chandieu (69).
Les membres, du débutant au confirmé, y exposeront leurs photos. Les thèmes sont généralement variés allant de la photographie de paysage à la photo de modèle en passant par la macro d'insectes. C'est l'occasion pour eux de se confronter au regard des autres et de montrer leurs travaux et les progrès accomplis dans l'année. Il y aura d'une part une partie libre où chacun pourra montrer ce qui lui tient à cœur, et d'autre part une section en noir et blanc avec un thème et format imposé, qui cette année est "la pose longue".

L'exposition est aussi l'occasion de découvrir le travail d'un invité d'honneur extérieur au club. Cette année il s'agit même d'une invitée d'honneur en la personne de Corinne Esposito. Corinne est une photographe émergente sur la scène photographique lyonnaise (et nationale!), dont le regard humaniste et tendre sur les gens ne vous laissera pas indifférent. Ce sera l'occasion pour nous d'échanger avec elle et de profiter de ses conseils et de son regard.

Le vernissage de l'exposition se tiendra le samedi 28 à 17h. Le résultat des deux concours internes sera dévoilé le dimanche 29 entre 17h et 18h. L'exposition est comme chaque année située à l'espace Deslyre, rue du stade à Saint pierre de Chandieu.

Pour ma part, j'exposerai des séries de portraits. Une des deux séries est déjà prête. La seconde a bien avancé. Les cadres, les passe partout et une partie des tirages, si ce n'est tous les tirages (ça dépendra de l'editing final et du nombre de tirages disponibles). Il e faut donc vérifier tout cela au plus vite pour consacrer éventuellement un weekend au tirage.

Réservez déjà votre weekend pour venir nous voir!





mercredi 2 août 2017

Au Revoir GiGi

Hommage à Ginette Muratet



Ginette

Allocution prononcée le 1er août 2017

Bonjour à toutes et à tous,
nous voici réunis aujourd’hui pour rendre hommage à Ginette Muratet qui vient de nous quitter.
Ginette venait d’avoir 86 ans. Elle était née à Aubin dans l’Aveyron, où son père était mineur. Elle restera toujours attachée à sa région, et ses origines forgeront ses fortes convictions de gauche. Orpheline très tôt, elle fut admise à l’école normale pour ce qui deviendra sa vocation. Elle deviendra institutrice puis professeur de français. Totalement investie dans son métier, elle aimait ses élèves et continuait à entretenir des liens bien au delà de leur passage dans les établissements où elle avait eu l’occasion de travailler.
Outre cette passion pour son métier, Ginette avait une fibre artistique qu’elle n’eut de cesse de développer tout au long de sa vie. Artiste protéiforme, elle s’adonna d’abord à la peinture, explorant divers courants, partageant ses oeuvres avec ses amis et familles. Vint ensuite la découverte de la sculpture, art qui la passionna intensément. De ses longues mains naquirent de très belles pièces, qu’une fois encore elle distribua à ses amis et connaissances. Elle avait une vie artistique associative riche avec la participation à de nombreux ateliers pour s’exercer et progresser. Elle se renouvelait sans cesse tant dans ses pratiques que dans les thèmes explorés.
Ginette était une femme généreuse, chaleureuse, toujours bienveillante et à l’écoute des autres. Elle n’hésitait pas à manifester pour le bien de tous, pour cette république qui l’avait élevée et dont elle se sentait redevable. Elle donnait sans attendre de retour, comme le don de ses travaux à une oeuvre de bienfaisance pour aider une petite fille ayant quelques problèmes de santé. Elle aimait les moments festifs entre amis, partager un bon repas, s’enflammer contre un gouvernement, prendre partie pour l’école publique et républicaine.
Ginette faisait partie de nos vies.
Au delà des aspects évoqués connus de tous, Ginette c’était pour moi Gigi, notre tante de coeur, grande amie de ma tatie Josette. Je me souviens de nos montées à Centrès dans l’Aveyron, dans des voyages qui étaient encore de véritables épopées, accompagné de ma valise qui tenait par quelques bouts de rubans adhésifs et qu’elle évoquait fréquemment , la “balise à cotch” de mon enfance. Les séjours dans l’aveyron, l’été pendant les grandes vacances, l’hiver pour un noel autour du poële de la cuisine. Les soirées à jouer au scrabble ou au Yam’s, les lectures dans le jardin, les discussions sur la vie, la politique…
Elle était toujours bienveillante, souriante, elle aimait rire, chanter aussi.
Elle aimait également la musique et la danse. Nous nous souvenons de la première fois ou nous lui avions mis des écouteurs et un ipod entre les mains. Elle s’était mise à danser spontanément avec une aisance étonnante face à ce nouvel instrument. Elle débordait de projets. Juste avant ses ennuis de santé, elle nous avait fait visiter une nouvelle fois son atelier. Elle prévoyait de mieux l’aménager, de nouveaux projets de statues, un retour peut être à la peinture. C’était un exemple pour nous tous.
Nous l’avions adoptée , comme elle nous avait adoptés.
Ne soyons pas malheureux qu’elle nous ait quitté. Remémorons nous les moments passés avec elle, les peines parfois, les joies, nombreuses. Ce fut une grande chance pour nous de l’avoir connu.
Merci à toutes et à tous.


jeudi 20 juillet 2017

2017 - Bilan à mi-année

Fin décembre 2016, j'avais établi le bilan de l'année passée et pris quelques bonnes résolutions. Maintenant que la moitié de l'année est passée il est temps de faire un point pour améliorer la fin d'année!

Série Bienvenue dans ma chambre
Pour ce premier semestre, une seule séance Bienvenue dans ma chambre dans la cour du musée des beaux arts, avec entre autre Manuel Salazar et sa douce, Maréva D. et son frère, Serendipity, Virgil Roger, Sébastien Eisen, Bruno Hyndra et sa famille, et une famille inconnue qui s'est greffée à notre séance. L'organisation des séances et le traitement sont assez lourds, mais si je tourne à une séance par trimestre cela sera un bon résultat. cette série se télescopé d'une certaine manière avec mon projet de série de portraits de famille dans la mesure ou deux portraits de famille ont été fait ce jour là.
Pour cette deuxième moitié d'année, je me fixe pour objectif d'en faire au moins une au musée.


Virgil 
Virgil, Busch Pressman D

Série de nus à la chambre
Série en studio, faite à la Sinar F. Large influence des portraitistes des pays de l'est.

Florent, Sinar F

F. - Large format Nudes  

Edwige, Sinar F

Ed - Large format Nudes

I. , Sinar F

Lady I.


Série Bienvenue Chez Elles (Chez Eux)
Durant cette première moitié d'année j'ai eu l'occasion de faire trois séances Chez Elles / chez Eux, avec Maréva , Lily et Sébastien. Le bouche à oreille a été déterminant pour ces séances. Je suis un très mauvais vendeur de mon propre travail.Si je n'ai aps encore une vraie homogénéité dans les résultats, ces séances sont  parmi les plus intéressantes à réaliser et ont également un bon écho auprès de ceux qui les découvrent. Idéalement il me faudrait en réaliser  autant sur le second semestre, même si juillet et août viennent pénaliser leur réalisation. Deux séances supplémentaires seraient déjà un bon résultat. La série s'ouvre aux hommes. Du coup l'aspect sensualité se fait peut être moins présent.
J'ai également essayé de faire quelques clichés au Bronica à chaque fois. changer d'appareil reste néanmoins difficile car cela coupe le flot. Il faudrait que je trouve un mode de fonctionnement ou une division des séances en deux parties distinctes, une première partie numérique plus dans le quotidien et une seconde partie au moyen format plus intimiste. Je pense également y adjoindre un portrait en situation, façon "c'est quand qu'on va où"? Cela pourrait constituer la césure entre les deux aprties.Au début, je voulais le faire à la chambre mais cela risque d'être compliqué et je le ferai plutôt au Bronica.

Maréva D.



Lily Moriarty

Lily - chez Elles

Sébastien E.

Sebastien - Chez Lui - N&B

Laboratoire et techniques photographiques

Développement couleur

Ça y est je me suis lancé dans le développement couleur. Vous avez pu le voir dans plusieurs billets de ce blog racontant les premiers pas avec la jobo, les premiers plan films couleurs ou bien l'utilisation de l'olympus mjuII. Les résultats sont très satisfaisants, et il faudrait que à l'avenir je m'astreigne à faire mes développements couleurs moi-même. J'ai investi dans 2.5 litres de chimie tetenal. Cela représente une grande quantité de développement, et du coup il me faudra avoir grillé beaucoup de films et plan films avant de me lancer dans les développements. L'objectif pour cette fin d'année est donc de faire autant que possible de la couleur afin d'avoir de quoi développer courant 2018.

2017 - Famille - Olympus mjuII - III
Caroline - Olympus mju II

2017 - Famille - contax T
Estelle - Contax T

Color Large format Portraits
Jean-Luc - Busch Pressman D



Tirage labo
Cette année j'ai pu profiter d'un trou dans mon agenda les mercredi soirs pour aller faire quelques tirages sous l'oeil de Thierry Ravassod. suite à ces résultats j'ai complètement modifié mon développement de mes plan films (passage du Rodinal en stand dev au HC110 avec respect des temps de développement de la charte Digital Truth. Le résultat s'est grandement amélioré. ajoutons à cela la technique du luxmètre de Thierry et j'ai des résultats qui s'améliorent. Je fais mes tirages en 18x24. C'est un format relativement économique par rapport à ceux que je faisais avant en 24x30, mais qui reste d'une taille suffisamment conséquente pour être appréciable. Pour cette fin d'année il faudrait que je conserve cette habitude d'aller tirer à la maison de la photo  et également que j'arrive à obtenir des résultats équivalents dans mon propre laboratoire.

2017 - Famille - contax T
Thierry Ravassod - Contax T 

Streetbox

J'ai pu également sortir la streetbox deux fois. Une fois à la maison de la photo et une fois à la maison (tout court) pour m'y exercer. La streetbox a subi quelques modifications: ajout d'une tête Gitzo (Merci Thierry), changement des bacs pour une taille un peu plus grande et collage du verre dépoli qui avait tendance à se démettre de sa position.
Il est prévu que je fasse une démonstration lors de la foire de la maison de la photo.
"Kay Tlin" - Street box
"Kay Tlin" - éminente membre & secrétaire de la Maison de la Photo de Saint Bonnet


Collection et matériel photographique

Les brocantes de Saint Bonnet et la foire de Vienne ont donné lieux à quelques achats. Le plus notable est le contax T. Petit compact avec quelques défaut mais une très belle qualité d'image. J'écrirai un article sur cet appareil. Il est également prévu que j'écrive des articles sur mes autres compacts experts. Les articles arriveront en cours d'année. J'ai également acheté une chambre en bois Demaria-Lapierre en 13x18 avec deux ou trois châssis en bois à volets roulants. Je n'ai pas encore pu tester cette chambre.


2017 - Famille - contax T
Autoportrait au contax T

Mais les principaux achats ne sont pas en argentique cette année mais en numérique. Après avoir acheté le Pentax K1 avec un 24-70/2.8 et cédé aux appels du plein format, j'ai une nouvelle fois craqué durant les soldes avec l'achat d'un K3ii (APS-C) et un 16-50/2.8, quasiment la même configuration mais plus de deux fois moins chère et deux fois moins lourde. Je pense utiliser cette configuration principalement en reportage et déplacement et consacrer le K1 plutôt à mes travaux personnels destinés à un tirage papier, même si le K3ii semble avoir lui aussi une excellente qualité d'images. Il faudra que je fasse un petit comparatif entre les deux. 

Séances studio

Cette année je n'ai pas pu faire beaucoup de séances studio. Entre mon départ d'Imag'in et le fait que Saint Pierre soit difficilement accessible en transports en commun, les occasions de faire du studio se sont raréfiées. La courageuse Emeline a fait le trajet jusqu'ici (bon ce n'est qu'a un quart d'heure de Lyon mais les autres n'ont pas ce courage ;) ). L'occasion de faire du relativement classique. La disponibilité de modèles sur Saint Pierre est un vrai problème qui m'amène à revoir d'une part mes projets photographiques en studio en trouvant de nouveaux centre d’intérêts, et qui va sans doute m'amener à revoir mon organisation de séances.

Emeline

Emeline